Aujourd'hui l'Océan Atlantique n'est plus aussi large qu'il n'était et le peuple indien des Andes pas aussi lointain que le contait Christophe Colomb!
Au cours de ces deux derniers mois, nous vous avons raconté nos excursions du WE, mais nos semaines et ce qui fut le coeur de note vie furent bel et bien rythmées par notre travail à l'APHIPAC. Avec le départ en vacance de Katya, la gérante de l'association là-bas, nous nous sommes vues confier la prise en charge de l'association pendant le mois de janvier.
Nos responsabilités consistaient à veiller au bon déroulement des sèances, ceci incluant un contact très régulier avec les parents. Nous continuions également à entretenir la forme (et le moral!) de nos 4 fiers destriers, en les montant quotidiennement... moments de bonheur intense!
Cette matinée généralement très bien remplie s'achevait vers 13h-14h, pour laisser place à la pluie qui aime particulièrement arroser Arequipa tous les après-midi des mois d'été (janvier, février, mars)... Nous n'avons pas choisi la bonne saison pour venir au Pérou ? D'accord, on le sait, mais cela a son charme aussi d'etre témoins d'inondations dans la ville (pas de caniveaux !) comme il n'y en a pas eu depuis 17 ans aux dires d'un taxista !
Comme vous pouvez l'imaginer, ce dernier mois est passé à une vitesse grand V, partagé entre les enfants, nos chevaux et les amis de la paroisse, du groupe de montagne, de l'asso, etc.
Ou encore le petit Joaquim, trisomique de 9 ans, qui nous a impressionné par sa vivacité, son vocabulaire très développé, sa mémoire... Et sa petite soeur de 7 ans, qui voue une telle tendresse à son grand frère, a sans aucun doute contribué à l'aisance et à la sociabilité qui sont les siennes aujourd'hui.
Nous gardons dans nos mémoires l'image et l'exemple de ces parents qui, tout en ayant accepté le handicap de leur enfant, l'ont aidé à grandir par l'amour qu'ils lui portent. Chaque enfant est unique et ne peut en aucun cas etre réduit à son handicap ; beaucoup de progrès peuvent etre réalisés grace à la volonté et à l'amour de son entourage. Tout espoir est permis, et un enfant épanoui et heureux, malgré son handicap, peut procurer une
Merci APHIPAC pour ces rencontres, ces moments remplis d'émotion, les joies, les peines dont nous avons été les témoins, les signes de gratitude que nous avons pu lire dans les yeux des parents.... merci...

3 commentaires:
et voici que je viens de m'inscrire pour poster le premier commentaire !!!!!!!!!!!!!!!!!! youhou
juste pour rappeler certaines paroles de Brassens posant clairement la question de la "normalité" toujours avec ce même humour constructif :
Un roi d'Espagne, ou bien de France, Avait un cor, un cor au pied.
C'était au pied gauche, je pense, Il boitait à faire pitié.
Les courtisans, espèce adroite, S'appliquèrent à l'imiter,
Et qui de gauche, qui de droite, Il apprirent tous à boiter.
On vit bientôt le bénéfice, Que cette mode rapportait,
Et, de l'antichambre à l'office, Tout le monde boitait, boitait.
Un jour, un seigneur de province, Oubliant son nouveau métier,
Vint à passer devant le prince, Ferme et droit comme un peuplier.
Tout le monde se mit à rire, Excepté le roi, qui tout bas,
Murmura : « Monsieur, qu'est-ce à dire ? Je crois que vous ne boitez pas. »
« Sire, quelle erreur est la votre ! Je suis criblé de cors ; voyez :
Si je marche plus droit qu'un autre, C'est que je boite des deux pieds. »
Coucou Cécile,
ça fait longtemps que je n'étais pas passé sur votre blog, et j'y reviens avec bonheur pour constater tout le chemin que vous avez parcouru en deux mois. Merci beaucoup de nous faire partager tout ça, quelle est donc votre prochaine destination ?
bisous je pense bien à toi
xavier
Bonjour les filles,
Cela fait qqs semaines que je n'avais pas pris de vos nouvelles. Ca a l'air d'aller, tant mieux !
Vos adieux à l'association sont très touchants. Bravo pour votre générosité.
A très bientôt.
Marie-Françoise
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